Projet d'établissement hassnII

INTRODUCTION

 

Le programme est la " référence nationale pour fonder dans chaque discipline, à chaque niveau, le " contrat d’enseignement, c'est-à-dire, le cadre à l’intérieur duquel l’enseignant ou l’équipe pédagogique font les choix adaptés aux élèves dont ils ont la responsabilité ".

Ce contrat d’enseignement ou Projet d’EPS, a pour fonctions, d’harmoniser la formation des élèves et d’optimiser les conditions d’apprentissage sur la scolarité, en organisant la continuité et la cohérence des différents enseignements reçus indépendamment des enseignants qui les dispensent. L’objectif est de permettre à chaque élève d’ " accéder et de réussir en troisième année du lycée (2eme bac)". Le projet devient ainsi, le référent local pour l’élaboration des projets individuels d’enseignement : il ne dicte pas ce qu’il y a à faire, mais il sert de point de repère pour construire des projets d’enseignement propres à chaque classe. Il s’agit donc de positionner son enseignement par rapport au projet : si l’on s’en écarte se doit être temporairement pour pouvoir mieux s’y inscrire ultérieurement.

Le projet d’EPS comprend dans son volet didactique :

- La planification argumentée des APS par groupe d’activité (temps d’enseignement prévu à chaque niveau de scolarité et raisons de leur choix)

- Le référentiel de formation par groupe d’activité indiquant la progressivité des conditions de réalisation pour les niveaux de maîtrise attendus dans le programme, les compétences de groupe visées, les indicateurs de maîtrise permettant le passage d’un niveau à un autre et les acquisitions nécessaires à chaque niveau.

- Le projet d’évaluation conditions communes d’évaluation, référentiel d’évaluation (indicateurs et plages de notes associées)

- L’évaluation annuelle du projet : état d’avance du projet et bilan des mises en œuvre. Ce bilan pourra servir en partie à la détermination des besoins collectifs de formation.

Compte tenu des contraintes d’installations spécifiques à chaque établissement, seront donc prioritairement développées par les projets de formation des groupes d’activités pour lesquels on est en mesure d’organiser une quantité de pratique, propre qui nécessite une organisation collective de cet enseignement.

Pour les enseignements, la pérennité ou un volume suffisamment important, ne peuvent être pleinement garantis. Chaque enseignant se référera directement au programme pour élaborer son projet de cycle.

1 – Le choix des APS supports :

On se questionnera sur :

• La pertinence logistique de l’APS : compétences des enseignants, rendement des conditions de pratique et degré de sécurité offert par les installations.

• La pertinence pédagogique de l’APS : correspondance avec la culture adolescente, type de rapport au corps mobilisé, forme de sociabilité imposée par l’APS, tolérance à l’hétérogénéité.

• La pertinence didactique de l’APS : écart imposé à la motricité quotidienne, apport de l’APS / objectifs généraux (santé, sécurité, etc. .),

Il s’agit donc d’un choix issu d’un compromis entre plusieurs critères parfois antinomiques. Selon le niveau et le type de la classe, certains de ces critères seront prioritaires.

2 – Planifier les APS

A chaque niveau de la scolarité, choisir la durée d’enseignement nécessaire, compte tenu des caractéristiques locales, afin de pouvoir amener les élèves au 2ème niveau de compétence en fin de cursus.

⌂ Critères : recherche de progressivité, de transversalité – habiletés proches, etc.- ou de réinvestissement.

⌂ Contradiction à résoudre : trouver le meilleur compromis entre diversification de la formation et temps nécessaire à un approfondissement des compétences et connaissances dans chaque groupe-classe. On peut considérer que 10 heures de pratique effective pour les élèves, nécessitent 20 heures de programmation dans l’enseignement.

Rappel : au Lycée, le temps didactique officiel est de (2 h x 37) + (3h x 37) soit 171 h de formation dans une année scolaire).

3 – Définir des conditions de réalisation communes et hiérarchisées de chaque activité au sein de l’établissement.

Chercher à adapter les conditions de réalisation proposées d’une part aux possibilités des élèves, d’autre part en regard et en fonction des deux niveaux de pratique attendus dans le programme.

4 – Analyser à chaque niveau les compétences de groupe visées :

Identifier dans le programme, les compétences qui peuvent être enseignées directement , c'est-à-dire, qui peuvent être reliés directement par une situation d’apprentissage – et celles présentant un caractère plus global, plus intégrateur se prêtent plus à l’évaluation.

5 – Définir des indicateurs de maîtrise : permettant de valider l’acquisition des compétences.

Ces indicateurs pourront être d’ordre quantitatif et/ou qualitatif. La lecture de la partie Commentaire du programme donne souvent des indications sur la performance attendue.

6 – Définir et planifier les acquisitions nécessaires :

On désigne ici, selon les APS, les habiletés ou compétences spécifiques, les connaissances, les ressources physiques et les attitudes que les élèves devront progressivement acquérir pour passer d’un niveau de compétence à l’autre.

Si on veut rendre cette phase moins formelle, on peut essayer de répertorier les situations (d’apprentissage) dont la maîtrise constitue un passage obligé pour l’acquisition des compétences visées : encore une fois il y a là l’occasion d’une continuité de l’enseignement pour les élèves.

Des formats de présentation du Projet vous sont proposés ; ils peuvent être remplacés par des formats de présentation propres à chaque équipe pédagogique, voire remaniés pour mieux s’adapter à telle ou telle activité.

Le référentiel de formation peut selon l’APS être présenté par rapport aux 2 niveaux du programme (sports collectifs ou d’opposition individuelle), selon des activités propres à chaque niveau de classe (cas fréquent de la course longue et de la gymnastique), voire se présenter sous la forme de dispositifs ou de niveaux d’habiletés (cas des activités athlétiques).

Donc, le projet et une nécessité actuelle pour une canalisation des acquisitions des élèves d'une part et de l'encadrement de l'intervention de l'enseignant d'autre part.

Cette notion en question devra donc, être traité au niveau théorique qu'au niveau pratique "le projet pédagogique".

Devant cette nécessité institutionnelle, que recouvre donc cette notion ? Quelles sont les étapes principales de son élaboration ? Pratiquement, quelle est la situation réelle de ces étapes dans l'établissement Hassan II à Tinejdad ?

                                                                                                                                         Lahcen.D

----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

« Pourquoi un projet pédagogique en EPS ?»

La publication de nouveaux programmes effectifs au Collège/Lycée depuis 1991 donne à l'EPS de nouvelles directives, des perspectives plus pertinentes et des finalités ciblées.

Cette stratégie fait alors appel à notre sens des responsabilités au sein du Lycée et plus particulièrement dans le cœur de l'équipe pédagogique représenté par ses enseignants.

Ceux-ci, ont même proposé des contenus d'enseignement en relation directe avec les nouveaux programmes, ont donné à l'EPS son vrai visage et surtout sa vraie représentativité.

Comment alors l'exprimer autrement que sur le terrain, ou dans un gymnase ?

La construction d'un projet pédagogique d'EPS en est le résultat.

En prenant en compte les directives nationales, le projet pédagogique d'EPS sait alors s'adapter à la population auquel il s'adresse. Ainsi, en traduisant en terme de Compétences Propres au groupe d'activité, des Compétences Spécifiques et des Compétences Générales les attentes particulières de l'établissement et plus particulièrement des élèves. Le projet répond au mieux à cette demande hétérogène dont les finalités et les objectifs sont définis.

En essayant de définir pour chaque activité et chaque niveau de classe ces trois compétences, en opérationnalisant celles-ci par des évaluations, le projet est alors, le fil directeur de l'action éducative des enseignants.

Même si les contenus varient pour chaque enseignant, la nature des acquisitions attendues par l'intermédiaire d'apprentissage optimum, permettent l'acquisition de ces trois compétences.

La pluralité des contenus et la diversité des situations d'apprentissages donnent ainsi une richesse à la pédagogie des enseignants.

Le partage de ceux-ci, l'échange conceptuel ainsi que la critique, vont alors faire apparaître cette richesse.

On se rend bien compte à l'utilité du projet pédagogique d'EPS dans cette recherche de relation avec l'hétérogénéité des élèves lui donnant la place qui est la sienne.

Celle d'un incontournable dans chaque établissement scolaire.

 

Civilisation de projet.

La démarche de projet connaît, dans l'éducation nationale, un essor considérable, depuis quelques années. Cet essai est l'effet d'impulsion institutionnelle comme des acteurs eux-mêmes. Citons pour mémoire :

☻La loi d'orientation de 1991, qui rend obligatoire le projet d'établissement.

☻Les buts et objectifs destinés aux classes, qui incitent fortement les enseignants d'une classe à s'organiser en équipe pour élaborer un projet pédagogique.

☻Les référentiels d'enseignement professionnel qui introduisent la nécessité de développer la capacité à concevoir un projet d'utilité sociale.

Elèves, enseignants, proviseur, conseillé en éducation se sont largement mobilisés à cette fin.

La volonté politique semble rejoindre une évolution en profondeur d'un ensemble de la société. « Le phénomène ne se limite pas à la formation et l'éducation, puisque on le retrouve dans des domaines aussi variés que le travail social, le travail thérapeutique, animation, culture, urbanisation, bâtiment et travaux publiques, le développement agricole, la gestion des services publiques et même la gestion des entreprises avec l'apparition récente qui est très significative de projet d'entreprise.

Il y a donc de multiples projets dans des champs très divers, cette richesse et cette forte valorisation sociale et éducative donne occasion au projet pour devenir une nécessité actuelle.

Le but de cette recherche donc, et d'essayer d'élaborer un projet pédagogique en EPS pour l'établissement Hassan II à Tinejdad.

 

LA NOTION DE PROJET DANS L'HISTOIRE.

La stratégie de projet, élément de la dynamique et de l'efficacité, avec l'initiative de la liberté qui permet l'autonomie s'imposent comme un fait en notre temps.

L'idée de projet est présente dans toutes les sphères de la société, entreprise, collectivités locales, monde politique.... Sa présence dans le système scolaire n'est pas un phénomène spécifique à l'école.

D'autre part, elle n'acquière forcément pas le même sens ni la même fonction dans les différents domaines.

La notion de projet se généralise au siècle des lumières. Elle est associée à la notion de progrès, à la croyance, à la capacité de l'homme à se réaliser lui-même, à faire évoluer la société vers un état de mieux-être.

Selon G.Sartre : « L'home est d'abord un certain projet qui se vie subjectivement, rien n'existe préalablement à ce projet, l'homme sera d'abord ce qu'il aura projeté d'être » 1947.

Parallèlement à ces développements théoriques, la notion de projet va se pénétrer dans les divers domaines de la vie sociale. Économie, politique... Avec la notion de planification, elle émerge au sein du système scolaire français dans les années70. Dans les deux cas, il ne se développe qu'en crise économique dans les années 70. Dans le domaine politique, c'est également le début de la décentralisation. Au sein du système scolaire, le passage (théorique) de la pédagogie par objectif extrait du système industriel (Taylor), au projet de l'élève.

Au niveau de l'EPS, la diversification des APS (pratiques sociales de référence) pose un problème de gestion pédagogique d'une part et la définition des contenus d'enseignements d'autre part.

Le projet va permettre dans certaines mesures de concilier ces deux contraintes ; externe (sociale) et interne (institutionnelle).

L'élaboration d'un projet pédagogique d'EPS en cohérence avec le projet d'établissement (quelquefois motrice des ces derniers), constitue un enjeu central de la discipline EPS dans sa recherche d'identité corrélativement, la mise en place de projet d'EPS , l'utilisation de nouveaux outils pédagogique et implique même une redéfinition des enjeux.

 

DEFINITION DE TERME "PROJET".

۩Le projet du point de vue étymologique :

Ω Projeter : jeter au loin, en avance.

۩ Le projet de point de vue sémantique (Larousse)

Ω Projeter : lancée en avant, jeter, dirigé.

Ω Projet : ce que l'on projette de faire : c'est ce qu'on a l'intention de faire.

Ω Projet : image d'une situation, d'un état que l'on peut atteindre (Le Robert).

۩ Philosophiquement : " l'homme est un projet qui décide de lui même " SARTER.

Donc, le projet est une aventure vers le futur en faisant allusion de ce qu'on a dans le présent.

Selon MALGLAVE : « le projet pédagogique est un ensemble articulé d'objectifs et de moyens destinés à les réaliser ».

D'après le GENDRE : « le projet est une description, un dessin, un modèle antérieur à la réalisation. Il a plusieurs fonctions :

♠ Une fonction de contrôle de travaux.

♠ Une fonction de gestion de travaux.

♠ Une fonction d'ordonnancement de travaux.

♠ Une fonction de planification de travaux.

L'enseignent éducatif propose une rubrique des contenus à prendre qui ne sont plus atomisés , hiérarchisés, mais reliés entre eux pour le problème à résoudre, le projet à cet effet peut être défini selon G. MIALARET PUF : « l'idée que l'on se fait d'un projet à créer d'un résultat à obtenir ».

Or, le projet est aussi la combinaison des moyens permettant d'atteindre des objectifs fixés, autrement dit, une chaîne d'actions permettant d'atteindre un but : c'est ce qu'on l'on veut obtenir mais aussi, la façon dont on veut l'obtenir.

Si on XIII siècle, le projet et simplement une idée d'action très vite, au courant de XVIII siècle le mot prend aussi le sens de plan visant à réaliser cette idée » A.LICHNEROWICZ.

Ces deux sens de projet coexistent à l'homme actuel.

LES DEUX SENS DU MOT PROJET :

*Le premier sens : l'intention exprimée ici et maintenant, de façon vague ou précise, de réaliser de faire quelque chose, dans un futur proche ou lointain, assortie ou non des moyens de sa réalisation, c'est-à-dire, de sa stratégie.

*Le deuxième sens : le délai ordonné, la prévision de ce que l'on entend faire ultérieurement : le schéma mise en forme logique de ce qui est anticipé, les éléments communs sont indéniables et rassurants. J.ARDIONO.

Le projet est une base de réflexion pour la cohérence des enseignements dispensés. Leur harmonisation et la coordination des objectifs généraux disciplinaires en EPS, sont déterminées par les OP et les textes officiels. Donc, face au nombre de problèmes auxquels les enseignants sont-ils confrontés, l'établissement scolaire doit trouver et adopter de nouvelles formes d'organisation permettant d'optimiser l'utilisation des moyens et notamment des ressources humaines. Le PP élément essentiel de cette réorganisation.

Projet comme exigence institutionnelle :

Il permet d'avantage de :

* Unifier le travail, et former une base de communication, de dialogue et de progrès.

* Répondre aux objectifs fondamentaux.

* Lutter contre l'échec scolaire.

Répondre à la double volonté d'épanouissement personnel et d'exigence sociale et pédagogique.

* Avoir un référentiel.

* Un laboratoire d'idées et d'expériences soucieuses et de prendre en charge l'élève dans sa totalité.

 

LES PROJETS D'ENSEIGNEMENT

Si le projet est un ensemble articulé d'objectifs et de moyens destinés à les réaliser selon MALGLAVE 75, Il va s'organiser sans doute à partir des éléments bien déterminés qui sont :

♣ Une analyse des besoins des formés.

♣ Formulation des objectifs.

♣ Prie en compte des contraintes et des ressources.

♣ Choix des matières retenus.

♣ Programmation des objectifs opérationnels.

♣ Forme de groupements.

♣ Evaluation des objectifs des moyens de projet.

Cependant, on rencontre au niveau d'établissement scolaire des projets situés à différents niveaux d'application :

Projet d'action éducative, projet pédagogique, projet d'établissement, projet prévisionnel, projet de l'élève, projet d'ASS.

 

1-Projet éducatif

C'est celui des institutions. Il envoie à des finalités lointaines, rédigées en terme général, supposant la volonté de poursuite des buts définis. Il n'est pas difficile d'y reconnaître les conceptions de l'homme et de la société qui sous-tendent. A cet égard, on comprend la formule : « il y a de projet éducatif sans projet politique. »

Planifiée et formulée, au niveau de ses buts, cette intentionnalité peut s'appeler (objectif éducatif), au niveau des instances (supérieur), des liens (institutionnel), des structures (grandes), des durées (à long terme), des principes (généraux), il s'appelle le projet éducatif, lequel a le label officiel.

 

2-Projet d'établissement (projet d'équipe)

Il permet à l'établissement d'évoluer en s'adaptant constamment à des jeunes qui changent dans un environnement lui-même changeant, permet une synergie entre les activités, il exprime la solidarité pédagogique et éducative de l'équipe pédagogique autour d'objectifs communs. ses acteurs sont le corps administratif et les unités pédagogiques de toutes les disciplines d'où prend l'aspect pluridisciplinaire, il doit permettre aux enseignants d'ajuster et d'harmoniser leurs projets individuels et leurs modalités d'évolution, et aux élèves, de mieux saisir ce qu'ils doivent entreprendre et acquérir au cours de leur période de formation, et à la commission académique, de s'informer de comprendre les conditions dans lesquelles les élèves ont été évolués, et comment ils ont été évalués. Bref, il est l'expression de la politique qu'un établissement choisi d'adapter dans le cadre d'objectifs nationaux.

 

3-Projet pédagogique (PP)

C'est un projet disciplinaire, les O.P 1991 ET 2000 concernant l'enseignement d'EPS, stipulent l'obligation de ce projet, élaboré par l'équipe disciplinaire d'EPS animé par un coordonnateur et a pour but d'harmoniser l'interdisciplinarité.

Il passe (PP) nécessairement par quatre étapes distingues :

1- étape diagnostique

2- étape déduction

3- étape réalisation

4-étape évaluation.

4-Projet prévisionnel/ Projet de classe/ Projet d'activité.

Préparé par l'enseignant d'EPS, il correspond à une APS donnée et à une classe déterminée. C'est un ensemble d'objectifs intermédiaires de transformation et de remédiation, élaboré suit à un constat de niveau préalable, dont le but est de faire progresser ses élèves vers des objectifs terminaux souhaités.

 

5-Projet d'ASS.

L'activité de l'A.S.S. (Association sportive scolaire), est une prolongation de cours d'EPS. Dans ce sens, l'élaboration d'un projet de l'ASS de l'établissement est nécessaire, son objectif est alors de planifier et d'organiser les activités de l'ASS de masse et d'élite en prenant en considération les ressources humaines et matérielles d'établissement et les contraintes éventuelles.

 

LES DEMARCHES ET LES ETAPES DE L'ELABORATION D'UN PROJET PEDAGOGIQUE

1/Première étape : analyse de la situation :

▲ Situation géographique.

▲ Historique.

▲ Structure administrative.

▲ Structure pédagogique.

▲ Structure architecture.

▲ Environnement.

▲ Caractéristiques des élèves.

▲ Caractéristiques de l'équipe pédagogique.

▲ Ressources financières.

2/Deuxième étape : détermination des objectifs spécifiques à l'EPS.

Ces objectifs sont choisis parmi ceux stipulés dans les OP de 2000.

3/Troisième étape : choix d'activités.

Le choix des activités, parmi celles qui sont citées dans le cadre des orientations pédagogiques doit être en fonction :

*De la disponibilité des installations existantes.

*De matériel didactique.

*Des besoins des élèves.

*Des objectifs fixés par l'équipe pédagogique tenant compte du projet pédagogique.

4/Quatrième étape : élaboration des objectifs opérationnels.

Pour devenir opérationnelles, les compétences de l'EPS devraient être élaborées sous forme d'objectif, de comportement ou de réalisation que l'apprenant devra accomplir; et ce de telle sorte à ce qu'elles soient faciles à observer et à évaluer.

Pour cela, elles doivent nécessairement passer par une phase de traitement et d'analyse des activités qui sont citées dans les cadres des OP (1991 et 2000).

5/Cinquième étape : organisation des activités :

Déterminer les cycles d'enseignement-apprentissage (nombre de séances par cycle, nombre de cycles par trimestre et par année).

Répartition des cycles retenus selon les nombres des enseignants (répartition cyclique.).

6/Sixième étape : modalités d'évaluation.

Élaborer des grilles d'évaluation pour les élèves au début et à la fin des cycles par rapport aux objectifs visés.

Évaluer périodiquement le projet pédagogique pour remédier les lacunes éventuelles pour un meilleur réajustement des moyens utilisés par rapport aux objectifs visés.

DEMARCHE A SUIVRE POUR L'ELABORATION DES PROJETS D'ASS

♠ Dispositions préliminaires.

-Bilan et palmarès de toutes activités sportives de l'année écoulée.

-Détermination des activités sportives de l'année en cours.

-Désignation des enseignants responsables chacun selon sa spécialité.

♠ Organisation de travail :

-Établir un programme de prospection.

-Etablir un programme de préparation des élèves.

(Inclure le programme du championnat, de délégation, d'académie, inter-academie et national.

♠ Formes de travail :

-Prospection et détection des élèves au cours des séances d'EPS.

-Séances d'entraînement des élèves en sport collectif et en sport individuel.

-ASS de masse (rencontres inters-classes, inters-professeurs, manifestations sportives à l'occasion des fêtes.)

-ASS d'élite (participation aux différentes compétitions scolaires.)

♠ Modalités d'évaluation :

-Cahier d'ASS tenu par chaque enseignant responsable de l'ASS contenant :

* listes des élèves.

*Programme de travail.

*Préparation des séances.

*Calendrier des compétitions.

*Résultats enregistrés.

*Commentaire - bilan.

Cahiers de l'A.S.S scolaire de l'établissement tenu par le secrétaire général de l'ASS.

INTRODUCTION AUX COMPETENCES

1-Les compétences générales

Les compétences générales favorisent les apprentissages et l’autonomie dans leur organisation. Elles portent sur l’identification de ses propres ressources et les manières d’agir et d’apprendre adaptées à celles-ci, sur l’identification et l’appréciation des conditions et des déterminants de l’action, sur la gestion individuelle et collective des apprentissages dans des conditions optimales de sécurité.

Elles favorisent également l'accès concret à des valeurs qui participent à l'éducation du futur citoyen, en particulier, l’éducation à la santé (goût de l’effort, respect de soi, …), à la citoyenneté (fair-play, respect des autres, de l’environnement, …), à la sécurité (la sienne et celle des autres, …) ainsi que la maîtrise de la langue française.

Les enseignants choisissent celles qu’ils jugent prioritaires, compte tenu des spécificités de leurs classes. Ils s’attachent à leur donner du sens en les concrétisant dans chacune des APS proposées.

Compétences à développer « ce qu’il faut faire »

Déclinaisons possibles en classe de sixième ou au niveau 1

Sur le plan des ressources :

- connaître, mobiliser et développer ses ressources pour mettre en œuvre une motricité adaptée au registre d’expériences vécues.

- Identifier avec l'aide de l'enseignant, ses ressources disponibles.

- Déterminer avec l'aide de l'enseignant un projet simple mais présentant une contrainte supérieure à ses propres ressources.

Sur le plan des méthodes :

- identifier et apprécier les conditions et les déterminants de l'action. [Toutes disciplines]

- Se confronter à une difficulté et proposer une réponse adaptée pour résoudre le problème posé.

- S’engager dans des situations d’apprentissage en reproduisant des procédures simples, utilisées dans des situations analogues.

- Connaître et différencier les éléments d’une tâche : identifier le but, les opérations à mener, les résultats et les principaux critères de réussite de l'action motrice.

- Situer son degré de réussite à partir d’informations et de critères simples donnés par l’enseignant.

Sur le plan de la santé :

- Identifier les effets de l’action motrice et de l’effort physique sur le corps en tenant compte des capacités des apprenants.

- Connaître les principes pour se préparer à fournir un effort et les mettre en oeuvre avec l'aide de l'enseignant.

- Identifier les effets de la motricité, de l'effort physique et du stress sur son corps (sudation, chaleur, fatigue, variations du rythme cardiaque, etc.).

- Apprécier ses qualités physiques pour dégager ses points forts et ses points faibles.

- Se familiariser avec les règles d'hygiène de vie.

- S’engager dans l’activité à des intensités plus ou moins élevées.

Sur le plan de la citoyenneté :

- Construire et appliquer des règles individuelles et collectives. [Éducation civique] [Toutes disciplines]

- Connaître, comprendre et respecter les règles en vigueur dans le groupe et dans la classe comme outils nécessaires à l'organisation collective garantissant les droits et devoirs de chacun.

- Connaître et appliquer les règles fondamentales d’organisation et de fonctionnement des APS.

- Aller vers l’arbitrage et le jugement des APS les plus abordables.

- Accepter de travailler dans des groupes divers (niveaux, besoins, mixtes…).

Sur le plan de la sécurité :

- Organiser individuellement et en groupe leurs apprentissages dans des conditions optimales de sécurité.

- Connaître le matériel utile à la sécurité passive et appliquer les règles de sécurité données par l’enseignant.

- Reconnaître les indicateurs corporels associés aux différentes phases de l'effort physique pour éviter la blessure et optimiser sa prestation.

- Reconnaître et respecter les principales caractéristiques du milieu de pratique, pour s'y engager sans peur et sans risque.

- Savoir demander de l'aide auprès de l’enseignant pour préserver son intégrité physique ou celle d’autrui.

2. les compétences communes à un groupe d'APS

Elles précisent, pour la classe des troncs communs ou le niveau 1, « ce qu’il faut faire » dans différents rôles et intègrent une partie des compétences générales définies dans le précédent niveau. Elles sont assorties de connaissances et savoir-faire que les enseignants devront préciser dans toutes les spécialités sportives enseignées. Elles constituent la référence et aident à l’écriture des « compétences spécifiques » à chaque APS.

• Groupe des activités athlétiques

Compétences communes au groupe

« Ce qu’il faut faire »

Connaissances à préciser pour la spécialité sportive enseignée

« Ce qu’il faut savoir pour faire »

- Coordonner sans rupture une prise d’élan avec un saut ou un lancer déclenché dans une zone préalablement identifiée, pour obtenir un gain de performance.

- Réagir rapidement à un signal (sonore, visuel),

-Maintenir l’équilibre et le contrôle de la trajectoire de course.

- Différencier les allures de course lente, moyenne et rapide.

- Appliquer et faire appliquer les règles relatives aux différentes spécialités.

- en lancers :

- la manière de tenir et de contrôler les engins.

- le lancer en « poussée » et/ ou le lancer à « bras cassé » et la connaissance des différences entre les trajectoires produites.

- en sauts :

- l’organisation de la course d’élan pour déclencher un appel dans une zone d'impulsion.

- l’acquisition d’une vitesse de déplacement utilisable à l’appel.

- la connaissance de son pied d’appel.

- la manière de provoquer diverses orientations d'impulsions.

- en course de haies :

- la manière de produire plusieurs impulsions au cours d’une course à vitesse élevée.

- la manière d’assurer la continuité d’une course et de différents franchissements sur des obstacles bas.

- en course de relais ou de vitesse :

- la ou les positions permettant une mise en action rapide en réaction à un signal visuel ou sonore.

- le maintien d’un équilibre général et contrôle de la trajectoire de course (ligne droite et en courbe).

- régulation de la direction des déplacements.

- en course de durée :

- l’allure correspondant à l’intensité maximale de ses processus aérobies.

- la manière d’adopter des vitesses de déplacement inférieures ou supérieures à cette allure.

- la combinaison de ces différentes vitesses dans une course ininterrompue.

- les règles minimales : départ de course, cas de nullité des courses, des sauts et des lancers.

Ces compétences sont à la fois le produit et la condition des expériences corporelles caractérisées par des relations avec un environnement physique connu et régulier. [Thèmes « santé », « énergie », « sécurité »].

Groupe des activités gymniques

- Investir l'espace dans toutes ses dimensions.

- Réaliser des éléments enchaînés ou non, de formes corporelles simples avec divers engins ou sur divers agrès en situation aménagée.

- Juger une prestation au moyen d’un code gymnique simplifié élaboré avec l’aide de l’enseignant.

- les types d’actions motrices sur différents appareils ou engins (monter sur, se balancer, tourner autour, franchir, sauter, se renverser, se réceptionner dans les chutes, tenir, manipuler les engins).

- les positions et postures essentielles (appui manuel, pédestre, quadrupédie, ATR, suspension manuelle, position semi-renversée, renversée, corps groupé, tendu, carpé...)

- des éléments chorégraphiques et des éléments acrobatiques simples.

- les repères sur soi et sur les appareils.

- la continuité des actions, et la coordination des éléments.

- la continuité des actions et les interactions entre le corps, et engins.

- le code de référence : les fautes légères et les fautes graves dans la prestation d’un camarade et les critères observables qui s’y rapportent.

- des éléments de sécurité passive (connaissance du matériel et son utilisation, les surfaces de réception…).

Ces compétences sont à la fois le produit et la condition des expériences caractérisées par des relations de communication avec autrui et d’expression artistique.

Ces compétences sont à la fois le produit et la condition des expériences caractérisées par des relations de communication avec autrui et d’expression artistique.

• Groupe des activités d'opposition et de coopération : sports collectifs

- Dans un match à effectif réduit, prendre en compte le rapport de force pour développer un jeu direct vers la cible, seul ou avec ses partenaires.

- Connaître, appliquer et faire appliquer les règles adaptées à la forme de jeu produite.

- La logique du jeu : notion de jeu collectif ; notion de cible et de marque ; différenciation des statuts attaquant – défenseur.

- Les alternatives élémentaires de jeu permettant d'atteindre la cible : jouer seul ou jouer avec un partenaire ; tirer ou passer ; jouer court ou jouer long.

- Les techniques et tactiques nécessaires à la forme de jeu développée et relative

- A l'occupation de l'espace avant et latéral, à l'action de tir et de marque et au déplacement éventuel avec la balle.

- A la liaison réceptionneur non réceptionneur, porteur non porteur, lorsqu'elle est nécessaire et possible.

- Les règles essentielles du sport collectif pratiqué : les mises en jeu ; la marque ; les droits et devoirs des joueurs ; le décompte des points.

Ces compétences sont à la fois le produit et la condition des expériences corporelles caractérisées par des relations de confrontation avec autrui avec ou sans coopération.

 

 

 

 

dadda

Ajouter un commentaire

LYCEE QUALIFIANT HASSAN II ASS EDUCATION PHYSIQUE ET SPORTIVE

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site